Prière de Saint François de Sales
Si une action peut avoir cent visages,
la regarder toujours avec celui qui est le plus beau.
Si l’on ne peut excuser une action,
on peut l’adoucir en excusant l’intention.
Si même on ne peut excuser l’intention,
il faut accuser la violence de la tentation,
ou la rejeter sur l’ignorance ou sur la surprise
ou sur la faiblesse humaine,
pour tacher en moins d’en diminuer le scandale
Laisser un commentaire
Prière de Mère Térésa
Seigneur, quand je suis affamé,
donne-moi quelqu’un qui ait besoin de nourriture.
Quand j’ai soif,
envoie-moi quelqu’un qui ait besoin d’eauQuand j’ai froid,
envoie-moi quelqu’un à réchauffer.
Quand je suis blessé,
donne-moi quelqu’un à consoler.
Quand ma croix devient lourde,
donne-moi la croix d’un autre à partager.
Quand je suis pauvre,
conduis-moi à quelqu’un dans le besoin.
Quand je n’ai pas de temps,
donne-moi quelqu’un que je puisse aider un instant.
Quand je suis humilié,
donne-moi quelqu’un dont j’aurai à faire l’éloge.
Quand je suis découragé,
envoie-moi quelqu’un à encourager.
Quand j’ai besoin de la compréhension des autres,
donne-moi quelqu’un qui ait besoin de la mienne.
Quand j’ai besoin qu’on prenne soin de moi,
envoie-moi quelqu’un dont j’aurai à prendre soin.
Quand je ne pense qu’à moi,
tourne mes pensées vers autrui.
Laisser un commentaire
Belle prière de Paul Claudel
Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer.
Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.
Je n’ai rien à offrir et rien à demander.
Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.
Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela
Que je suis votre fils et que vous êtes là.
Rien que pour un moment pendant que tout s’arrête.
Midi!
Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.
Ne rien dire, regarder votre visage,
Laisser le cœur chanter dans son propre langage.
Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu’on a le cœur trop plein,
Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,
Parce qu’il est midi, parce que nous sommes en ce jour d’aujourd’hui,
parce que vous êtes là pour toujours,
simplement parce que vous êtes Marie,
simplement parce que vous existez,
Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée!
Laisser un commentaire
Canon (lorica) de saint Patrick
Je me lève aujourd’hui,
Par une force puissante,
L’invocation à la Trinité,
La croyance à la Trinité,
La confession de l’unité du Créateur du monde.
Je me lève aujourd’hui,
Par la force de la naissance du Christ et de Son Baptême,
La force de Sa Crucifixion et de Sa mise au tombeau,
La force de Sa Résurrection et de Son Ascension,
La force de Sa Venue au jour du jugement.
Je me lève aujourd’hui,
Par la force des ordres des Chérubins,
Dans l’obéissance des Anges,
Dans le service des Archanges,
Dans l’espoir de la Résurrection,
Dans les prières des Patriarches,
Dans les prédictions des Prophètes,
Dans les prédications des Apôtres,
Dans les fidélités des Confesseurs,
Dans l’innocence des Vierges saintes,
Dans les actions des Hommes justes.
Je me lève aujourd’hui,
Par la force du Ciel,
Lumière du Ciel,
Lumière du Soleil,
Éclat de la Lune,
Splendeur du Feu,
Vitesse de l’Eclair,
Rapidité du Vent,
Profondeur de la Mer,
Stabilité de la Terre,
Solidité de la Pierre.
Je me lève aujourd’hui,
Par la force de Dieu pour me guider,
Puissance de Dieu pour me soutenir,
Intelligence de Dieu pour me conduire,
Œil de Dieu pour regarder devant moi,
Oreille de Dieu pour m’entendre,
Parole de Dieu pour parler pour moi,
Main de Dieu pour me garder,
Chemin de Dieu pour me précéder,
Bouclier de Dieu pour me protéger,
Armée de Dieu pour me sauver :
Des filets des démons,
Des séductions des vices,
Des inclinations de la nature,
De tous les hommes qui me désirent du mal,
De loin et de près,
Dans la solitude et dans une multitude.
J’appelle aujourd’hui toutes ces forces
Entre moi et le mal,
Contre toute force cruelle impitoyable
Qui attaque mon corps et mon âme,
Contre les incantations des faux prophètes,
Contre les lois noires du paganisme,
Contre les lois fausses des hérétiques,
Contre la puissance de l’idolâtrie,
Contre les charmes des sorciers,
Contre toute science qui souille le corps et l’âme de l’homme.
Que le Christ me protège aujourd’hui :
Contre le poison, contre le feu,
Contre la noyade, contre la blessure,
Pour qu’il me vienne une foule de récompenses.Le Christ avec moi,
Le Christ devant moi,
Le Christ derrière moi,
Le Christ en moi,
Le Christ au-dessus de moi,
Le Christ au-dessous de moi,
Le Christ à ma droite,
Le Christ à ma gauche,
Le Christ en largeur,
Le Christ en longueur,
Le Christ en hauteur,
Le Christ dans le cœur de tout homme qui pense à moi,
Le Christ dans tout œil qui me voit,
Le Christ dans toute oreille qui m’écoute.Je me lève aujourd’hui,
Par une force puissante,
L’invocation à la Trinité,
La croyance à la Trinité,
La confession de l’unité du Créateur du monde.
Au Seigneur est le Salut,
Au Christ est le Salut,
Que Ton Salut Seigneur soit toujours avec nous.
Amen ! Amen ! Amen !
Saint Patrick (v.390-461?)
Laisser un commentaire
L’exorcisme
L’exorcisme est un rituel religieux destiné à expulser une entité spirituelle maléfique qui se serait emparée d’un être animé (humain ou animal) et, plus rarement, inanimé (objet).
Cette pratique est probablement universelle : elle est supposée en Mésopotamie dès le IIe millénaire av. J.-C. et attestée dès le Ier millénaire av. J.-C., et probablement d’origine sémitique ; on la retrouve rarement dans l’Ancien Testament : bouc émissaire chargé des fautes des Israélites et envoyé dans le désert (Lv XVI,20-22) ; en revanche Jésus le pratique à plusieurs reprises, ainsi que ses disciples qui « chassent les démons » en son nom. (« guérison du possédé », Mt VIII,28-34; Mt IX,32-34; Mt XII,22-24; Mt XV,21-28; Mc I,23-28; Mc V,1-20; Lc IV,33-36; Lc VIII,26-39; Lc -3; Lc XIII,10-17 etc.
Par la suite la pratique de l’exorcisme se retrouvera dans les sociétés primitives pour lesquelles il constitue une réponse à la possession par le(s) démon(s), voire plus simplement à la maladie.
On le retrouve sous cette forme dans le chamanisme caucasien, les rituels africains et le vaudou.
Il sera institutionnalisé dans le christianisme catholique, particulièrement au Moyen Âge ou luthérien et il continue à être pratiqué à l’heure actuelle, soit au niveau symbolique et sacramentel (baptême), soit au au niveau pratique (évêques exorcistes). Dans l’islam, le Coran a en lui-même une valeur exorcistique ainsi qu’il en est de la Bible dans le christianisme.
Le mot provient du grec ancien : ἐξορκισμός / exorkismós : « action de faire prêter serment », de ex-orkizein : « faire prêter serment, faire jurer à quelqu’un par le Seigneur » ; il passera directement en latin : exorcismus, exorcizare.
Dans le catholicisme
À l’origine du comportement de l’Église, il y a l’exemple et le commandement du Christ : « Guérissez les malades et chassez les démons ».
L’exorcisme vise à expulser les démons ou à libérer de l’emprise démoniaque et cela par l’autorité spirituelle que Jésus a confié à son Église. L’entité la plus connue censée provoquer la possession est la force que les chrétiens nomment Satan ou le Diable.
Selon l’Église catholique romaine, quand l’Église demande publiquement et avec autorité, au nom de Jésus-Christ, qu’une personne ou un objet soit protégé contre l’emprise du Mal et soustrait à son empire, on parle d’exorcisme public. Sous une forme simple, l’exorcisme est pratiqué lors de la célébration du baptême. L’exorcisme canonique solennel, appelé « grand exorcisme », ne peut être pratiqué que par un prêtre exorciste et avec la permission de l’évêque (Don Amorth, exorciste de Rome). Canoniquement, c’est l’évêque qui, comme successeur des apôtres, reçoit de l’Église l’autorité de pratiquer des exorcismes. Le plus souvent, ils délèguent cette autorité à des prêtres subalternes: ce sont les exorcistes. Le Pape Jean-Paul II,ancien évêque de Rome, a pu effectuer trois exorcismes pendant son pontificat (Source: Wikipedia, art. Jean-Paul II).
D’autres catholiques comme le père Ovila Melançon dans Exorcismes et Pouvoirs des Laïcs affirment vouloir « dissiper la confusion, presque généralisée dans l’Église, concernant les personnes ayant le pouvoir de pratiquer des exorcismes… L’exorcisme privé peut être pratiqué par tout prêtre et même par tout fidèle, sans aucune autorisation de l’évêque. Il s’agit là de la doctrine commune enseignée par les théologiens qui ont étudié cette question, même parmi les plus célèbres d’entre eux… » Il se distingue alors de l’exorcisme solennel que seul un exorciste nommé par l’évêque peut effectuer.
L’exorcisme privé pourrait être accompli par « les fidèles en état de grâce ». Cette déclaration confirme le fait que l’exorcisme passe par des prières particulières mais aussi et surtout par la foi, la miséricorde (vis-à-vis du possédé) et l’amour que mettent les prêtres lorsqu’ils les récitent. Ce sont ces éléments qui assurent que le démon sera chassé à tout jamais et non pas seulement pendant la lecture des prières. On peut ajouter que l’exorcisme doit, dans l’esprit du prêtre, consister à chasser le démon mais aussi sauver le possédé et non pas seulement le premier but.
La crise de possession est-elle réductible à une crise d’hystérie
Il ne faut pas céder à la tentation d’assimiler la possession et l’exorcisme qui s’y oppose à un facteur univoque, tel l’hystérie, la culpabilité, la contestation, l’injonction paradoxale ; tout ce qu’on peut dire est que la possession se présente comme un état dissociatif tel qu’il est décrit dans les psychoses schizophréniques ; mais la réponse à y apporter n’est jamais univoque et ne doit pas être dissociée du contexte culturel dans lequel elle apparait.
Ainsi l’histoire des possédées de Loudun ne peut être rapportée à une schizophrénie présentée par toutes les religieuses d’un même couvent ; il en est de même des cas de possession présentée au sein même du territoire africain à comparer aux bouffées délirantes présentées par des africains transplantés en Europe par exemple et subissant les effets pathogènes de l’acculturation.
Mis à part sa signification théologique (ou culturelle) particulière, ainsi que les éventuels phénomènes parapsychologiques qui pourraient lui être associés, la crise de possession ne se distingue pas d’une crise d’hystérie au sens de Charcot ou des phénomènes de spasmophilie, de transe, voire des états de rebirth provoqués dans certaines thérapeutiques.
Pour les théologiens catholiques, le diagnostic différentiel entre maladie mentale et possession diabolique, s’est fondé pendant un certain temps sur l’existence de phénomènes paranormaux. L’Église catholique a très nettement révisé sa position. Par exemple, dans le Praktisches Bibellexicon[1] : « Étant donnée la ressemblance frappante entre la possession et les phénomènes décrits par la parapsychologie, aujourd’hui s’impose la plus extrême réserve. Ce qui, auparavant était considéré comme le signe certain de l’authenticité d’une possession ne peut plus aujourd’hui passer pour tel sans plus ample examen. »
Pourtant, d’autres théologiens et prêtres insistent sur le caractère réel et profondément néfaste des influences sataniques de tous ordres (infestation, obsession, possession), en remarquant avec Charles Baudelaire que « la plus grande ruse du démon est de faire croire qu’il n’existe pas ». Dom Amorth s’était ainsi une fois plaint à Jean-Paul II que nombre d’évêques ne croyaient pas au démon, et donc ne nommaient pas les prêtres qu’il fallait comme exorcistes. Le Pape lui avait répondu : « Celui qui ne croit pas au démon ne croit pas à l’Évangile[2]. »
Les états du possédé
On distingue un état de calme et un état de crise. L’état de crise se traduit par des contorsions, des éclats de rage, des paroles impies et blasphématoires. Pendant la période de calme, tout est généralement oublié et le comportement redevient bien adapté, voire très pieux. Mais l’image que l’on peut en avoir est loin d’être univoque et ne ressemble probablement pas à celle qu’a retenu William Friedkin dans son film de 1973. Il est plus intéressant, pour s’en faire une idée de lire les écrits de Pierre Janet : De l’angoisse à l’extase ou Les médications psychologiques.
Les symptômes de la possession
Selon les théologiens, il existe des signes permettant de porter le diagnostic de possession. Le Rituel romain énonce trois symptômes essentiels parmi d’autres qui auraient une valeur analogue : malheureusement la traduction de ce rituel limite ces signes à trois alors que la version latine avance que ces signes "possunt" (peuvent être) entre autres ceux qui sont décrits mais cela n’est pas limitatif.
parler ou comprendre une langue inconnue (glossolalie) ;
découvrir les choses éloignées et secrètes (voyance) ; faire montre d’une force inexplicable par l’habitus physique de la personne considérée (psychokinèse).
Les gestes pieux mettent le possédé dans une rage folle et le conduisent à blasphémer horriblement. L’amnésie de la possession est fréquente, et souvent constante.
Les marques du diable, pour l’Église du Moyen Âge, ne se limitaient pas aux trois signes, aujourd’hui mentionnés par le rituel romain; on donnait même la préséance à d’autres symptômes tels que la lévitation et surtout des zones d’anesthésie, des points du corps anormalement insensibles (il s’agit, pour le neurologue moderne, d’un symptôme de lèpre à son début, de certaines maladies neurologiques ou d’un phénomène de nature hystérique. On peut surtout noter que la personne parle souvent seule).
Remèdes[modifier]
Il est utile de considérer les « remèdes » proposés par l’Église. Les catholiques proposent pour venir à bout de la possession :
- la confession générale (relative à l’ensemble de la vie passée)
- le jeûne
- la prière
- la communion
- Les objets bénis et surtout l’eau bénite (dont le rituel dit qu’elle « chasse le démon » mieux à son aise dans les flammes de l’enfer)
- L’exorcisme qui consiste, au nom du Christ, à intimer au démon l’ordre d’avouer son nom, puis de quitter le possédé. Dans l’orthodoxie, cette phase passe par un long rituel et la répétition de prières spéciales impressionnantes[3], pratique comparables à celles du film L’Exorciste[4].
La possession en psychiatrie
En psychiatrie, la possession n’est pas envisagée comme un phénomène religieux mais comme une forme de délire au cours duquel le malade se croit habité par un être surnaturel qui parle par sa bouche, mobilise sa langue malgré lui et dirige ses mouvements (Henri Aubin, Manuel alphabétique de psychiatrie).
Cette forme de délire se retrouve dans différentes affections organiques (encéphalites, intoxication), ou non organiques : mélancolie, schizophrénie. Il semble se produire comme moyen d’expression occasionnel d’un désarroi organique ou culturel en Afrique et peut aussi révéler des phénomènes d’acculturation lors d’une émigration.
On définit le trouble "personnalité multiple par la coexistence, chez un même individu de deux ou plusieurs états de personnalités distincts qu’ils aient une mémoire propre, des modalités comportementales spécifiques et leurs propres styles de relation sociale ou qu’ils partagent une partie de ces différents items. Les deux esprits se combattent dans un même champ qui est le corps, et l’âme est comme partagée; selon une partie de soi, elle est le sujet des impressions diaboliques, et, selon l’autre, des mouvements qui lui sont propres et que Dieu lui donne". Ce type de trouble commence à s’installer dès l’enfance mais n’est, le plus souvent, remarqué par les cliniciens que beaucoup plus tard; il s’agit presque toujours de filles (60 à 90 %).
Le passage d’une personnalité à une autre est généralement brusque (quelques minutes). La transition est sous la dépendance du contexte relationnel. Les transitions peuvent survenir également lorsqu’il y a conflit entre les différentes personnalités ou lorsque ces dernières ont mis au point un plan commun. Les personnalités peuvent être diamétralement opposées dans leurs caractéristiques et différer même quant aux tests psychologiques et physiologiques: elles peuvent nécessiter par exemple des verres correcteurs différents, répondre de manière différente au même traitement et avoir des QI différents. On décrit l’existence de complications éventuelles, telles que suicide, automutilation, agression, viol, toxicomanie, etc.
La schizophrénie peut aboutir elle aussi au sentiment d’être possédé. Dans ce cas l’entourage discerne plus facilement qu’il s’agit d’un trouble de la personnalité et non d’un phénomène mystique.
Le Vatican et les cas de possession
Le Vatican invite les candidats à l’exorcisme à s’adresser à des psychiatres. Depuis que la psychanalyse existe, on sait que le diable n’est plus forcément à l’origine des troubles psychiques qui peuvent affecter l’homme. Aux yeux de l’Église, celui qui se dit possédé ne l’est pas forcément, et a souvent plus besoin de l’aide d’un psychiatre que de celle d’un exorciste. Or, les prêtres-exorcistes n’avaient jusqu’à ce jour qu’un rituel vieux de près de quatre cents ans pour pratiquer leur ministère. Ils peuvent maintenant compter sur un nouveau rituel, qui intègre l’évolution de la médecine et de la psychiatrie. Ce document de 70 pages, entièrement en latin et conforme aux décrets du Concile Vatican II, remplace les formules et les prières du chapitre XII du Rituel romain.
Le texte met en garde contre l’imagination des hommes qui peut les porter à croire qu’ils sont la proie du démon. Dans tous les cas, il faut vérifier que celui qui se dit possédé par le démon le soit vraiment. Le texte recommande de distinguer entre une véritable intervention diabolique et la crédulité de certains fidèles qui pensent être l’objet de maléfices ou de malédictions. "Il ne faut pas leur refuser une aide spirituelle, mais il ne faut pas à tout prix pratiquer un exorcisme."
Le document poursuit : « L’exorciste décidera avec prudence de la nécessité d’utiliser le rite d’exorcisme après avoir procédé à une enquête diligente – dans le respect du secret confessionnel – et après avoir consulté, selon les possibilités, des experts en matière spirituelle, et, s’il est jugé opportun, des spécialistes en science médicale et psychiatrique, qui ont le sens des réalités spirituelles. » Tout en manifestant une grande prudence, l’Église n’exclut donc pas l’emprise du démon sur certaines personnes.
Elle distingue entre l’exorcisme mineur, fait de prières, et le grand exorcisme, qui consiste en une célébration liturgique. C’est le plus impressionnant, celui dont s’inspirent généralement les films d’épouvante. Le nouveau rituel l’a quelque peu simplifié. Ainsi, les prières s’adressant aux démons ont disparu. Le rite comprend entre autres une aspersion d’eau bénite, diverses prières, l’imposition des mains, la présentation d’un crucifix au possédé, et une formule impérative qui s’adresse directement au diable et lui ordonne de s’en aller. Ce rite spectaculaire s’avère rarement utilisé. Les autorités ecclésiastiques préfèrent souvent créer des structures d’écoute et offrir un soutien psychologique aux personnes en difficulté.
Les cas réels de possession sont dits rares, mais à notre époque où l’ésotéro-occultisme attire beaucoup, en particulier chez les jeunes, de nombreuses personnes témoignent avoir été délivrés par des exorcismes ou des prières de délivrance. L’exorciste de Rome, Dom Amorth, explique qu’en général, les personnes ne sont totalement délivrées qu’après deux à trois ans de prières de bénédiction (nom qu’il donne à la prière d’exorcisme) à raison d’une toutes les deux ou trois semaines, et dans la mesure où elles adoptent une vie de prière et un comportement éloigné des pratiques à risque.
Méthode en onze parties établie par le pape Paul V
- Récitation par le prêtre en étole violette, dont un bout entoure le cou du possédé, d’une litanie accompagnée d’une aspersion d’eau bénite ;
- Récitation du Psaume LIV ;
- Adjuration à la divinité et interrogation faite au démon (ou à plusieurs) de son nom et d’où il provient [Le prêtre exorciste doit avant toute chose s'informer du nom et du cercle d'où provient le ou les démon(s)] ;
- Récitation de certains passages des Évangiles (Jean I ; Luc X-XI ; Marc XVI) ;
- Prononciation du premier exorcisme contre le Démon, par le prêtre posant la main droite sur la tête du possédé ;
- Prière préparatoire ;
- Prière accompagnée de divers signes de croix sur la personne de l’énergumène (comprendre ici personne possédée) ;
- Second exorcisme prononcé avec une certaine violence contre l’ "Antique Serpent" (Apocalypse XII) ;
- Nouvelle prière ;
- Troisième et dernier exorcisme ;
- Récitation de cantiques, de psaumes et de prière finales.
Notes et références
- ↑ Praktisches Bibellexicon, 1961, p. 126
- ↑ http://benoit-et-moi.fr/2010-I/0455009cf20867a07/0455009d3a0d3ed21.html [archive]
- ↑ (ru) [vidéo] [1] [archive] (vidéo sous-titrée en anglais)
- ↑ http://www.dailymotion.com/video/x9gaka_exorcisme-grec-orthodoxe [archive]
Voir aussi
Bibliographie
- Marc-Antoine Fontelle, Comprendre et accueillir l’exorcisme, Editeur : TEQUI, Paris, 1999, 192 p., (ISBN 2740307284).
- Philippe Madre, Guérison et exorcisme – Comment discerner ?, Editions des Béatitudes, 2005. Cet auteur est médecin et diacre.
- Robert Ambelain, Le grand exorcisme [2]
- Piero Cantoni, Demonologia e prassi dell’esorcismo e delle preghiere di liberazione, en Fides Catholica 1 (2006,. [3].
- Catéchisme de l’Église catholique, nn. 391-395; 407.409.414.
- Don Gino Oliosi, Il demonio come essere personale. Una verità di fede, Fede & Cultura, 2008.
Source wikipédia
Laisser un commentaire
Les théologiens des premiers siècles
Un Père de l’Eglise doit appartenir aux premiers siècles chrétiens, sa vie est habitée par le Christ, sa prédication se doit, dans ses grands traits, d’être conforme à l’enseignement de l’Église qui a validé ses écrits.
Se lancer dans l’étude des Pères de l’Eglise est comme plonger dans ses origines. En effet, ils ont cherché les mots, les images, les commentaires dans la Bible pour éclairer la foi des premiers chrétiens et construire la première théologie du mystère du salut en Jésus Christ face au paganisme des premiers siècles de notre ère.
Dans ce parcours, vous découvrirez : Irénée de Lyon, Tertullien de Carthage, Origène d’Alexandrie, Athanase d’Alexandrie, Basile de Césarée, Ambroise de Milan, Jérôme de Bethléem, Jean de Constantinople, Augustin d’Hippone, Césaire d’Arles. Nous traverserons ainsi les siècles, de 130 à 543 après Jésus-Christ.
Tous les deux jours vous recevrez dans votre boite aux lettres une présentation en deux parties : comment la présence féminine aux côtés de ces grands hommes a été précieuse, voire prépondérante, et par ailleurs une présentation de ces Pères de l’Eglise.
Ce parcours est en partenariat avec Le Monde de la Bible qui avait présenté en exposition sur "les Pères de l’Eglise et l’influence des femmes".
Laisser un commentaire
Origine de la Peshitta
La Peshitta (Syriaque (araméen): ܦ ܹ ܫ ܝ ܼ ܛ ܵ ܐ) est la plus ancienne traduction syriaque de l’Ancien et du Nouveau Testament. L’Ancien Testament de la Peshitta a été traduit de l’Hébreu, À l’exception du Diatessaron, le Nouveau Testament de la Peshitta a été traduit du grec (bien que cela soit contesté par quelques chercheurs). Avant la traduction du Ve siècle que nous connaissons aujourd’hui, il est probable que le Nouveau Testament de la Peshitta était assez différent de l’actuel.
La sixième béatitude (Matthieu 5:8) d’une bible en syriaque oriental (peshitta).
Tuvayhon l’aylên dadkên blebhon: dhenon nehzon l’alâhâ.
‘Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu!’La dénomination « Peshitta »
Le terme «Peshitta» est dérivé du syriaque "mappaqtâ pšîṭtâ" (ܡܦܩܬܐ ܦܫܝܛܬܐ), qui signifie littéralement "version simple". Toutefois, il est également possible de traduire "pšîṭtâ" par «commun» (vulgate) (qui est faite pour tous), ou par «directe», mais la traduction habituelle est: «la simple». Son homologue arabe est البسيطة "Al-Basîṭah", qui veut également dire « le simple ».
Peshitta (la simple) s’oppose clairement à l’Hexapla d’Origène, mettant en correspondance plusieurs versions de la Bible[1]. L’œuvre d’Origène qui comportait quatre colonnes de différentes traductions en grec, une colonne de la Bible en Hébreu et une colonne où le texte Hébreu était translitéré en caractères Grecs a en effet été traduite en syriaque au VIIe siècle. On ignore de quand date le terme Peshitta, il apparait pour la première fois chez Moïse de Khorène[2] qui écrivait en Arménien, puis chez Gregory bar Hebræus (XIII° s.)[3],[1].
Le Syriaque est un dialecte, ou un groupe de dialectes, appartenant à l’Araméen. Le nom de Peshitta transcrit de l’alphabet syriaque en alphabet Latin a été écrit de différentes façons: Peshitta, Pshitta, Pšittâ, Pshitto, Fshitto. Elles sont toutes acceptables, mais «Peshitta» est l’orthographe la plus classique.
Datation de la traduction en syriaque
Toutefois la version syriaque de la Bible est bien plus ancienne que la dénomination "Peshitta", ainsi Méliton de Sardes, qui vivait au IIe siècle, parle d’une version syriaque de l’Ancien Testament. Méliton de Sardes s’était rendu en Palestine pour effectuer des recherches sur la Bible hébraïque, vers l’année 170[4]. La future Peshitta est aussi souvent mentionnée par les Pères de l’Église du IVe siècle, comme saint Augustin, saint Jean Chrysostome et d’autres. Il en est de même pour Éphrem le Syrien qui naquit à Nisibe et vécut à Édesse au IVe siècle[5].
Pour Moïse de Khorène ainsi que différentes traditions juives ou chrétiennes, la Peshitta aurait été traduite sur l’ordre de Abgar V. En fait, il s’agit plutôt de l’époque à laquelle les textes juifs qui constitueront la bible par la suite, ont commencé à être traduits en syriaque (dialecte de l’araméen). Des recherches ont montré que la version syriaque, même celle de l’Ancien Testament, n’a été faite ni par un traducteur unique, ni à un moment donné, mais que la traduction de tous les textes s’est prolongée pendant plusieurs siècles.
Selon la Jewish Encyclopedia, « la tradition qui relie cette traduction avec Abgar, roi d’Édesse, est la plus probable[6]. » D’après l’historien chrétien Bar-Hebraeus, Abgar aurait envoyé des hommes en Palestine pour traduire la Bible en Syriaque[7]. Les cinq premiers livres de la Bible (la Torah) pourraient avoir été traduits sous les ordres du roi Abgar. Pour la Jewish Encyclopedia, Wichelhaus[8] fut le premier à identifier Abgarus (Abgar) avec Izatès, roi d’Adiabène. L’argumentation de Wichelhaus est fondé sur le compte rendu d’Abgarus (Abgar) donné par Moïse de Khorène, qui affirme que le père d’Abgar a été appelé Monobaze, et sa mère Hélène[9]. On trouve le même type d’affirmations chez Léroubna d’Édesse[10], toutefois cette identification est contestée. Des indications de ces deux historiens antiques, on peut retenir que les Monobaze étaient des Abgar, ce qui est confirmé par d’autres éléments.
Pour la Jewish Encyclopedia, ces deux sources sont en accord avec ce qu’écrit Flavius Josèphe lorsqu’il dit qu’Izatès a envoyé ses cinq fils à Jérusalem pour étudier la langue Hébraïque et recevoir une éducation Juive[.
Influence de la Septante
Le travail de traduction a continué jusqu'au quatrième siècle. Au temps d'Ephrem le Syrien toute la Bible avait été rendue en syriaque.
Selon la Jewish Encyclopedia, la Peshitta a été traduite directement de l'Hébreu, conformément à la tradition juive en cours en Palestine. Mais comme cette traduction est une collection de versions populaires, il était inévitable que plusieurs parties de l'Ancien Testament soient influencées par la Septante. Dans le Pentateuque (Torah), le Livre de la Genèse est plus fortement influencé par la Septante que les quatre autres livres, pourtant cela ne prouve pas que l'ensemble du Pentateuque n'a pas été traduit par un seul homme. Si Ezéchiel et les Proverbes sont étroitement en accord avec la version juive Araméenne (Targum), les douze petits prophètes quant à eux suivent la version de la Septante.
La traduction des Chroniques est en partie midrashique et semble être d'une époque beaucoup plus tardive, car elle diffère beaucoup de celle des autres livres.
Nouveau Testament
Une des plus anciennes versions connues du Nouveau Testament est écrite en syriaque (Bible dite peshitta ou peshittô, toujours en usage dans certaines églises orientales) datant du Ve siècle. Elle aurait été traduite à partir de la version grecque écrite en Koinè, (la plus ancienne qui soit connue) par Rabbula, évêque d'Édesse (411-435), et publiée sous son autorité comme substitut au Diatessaron, un évangile écrit en syriaque (probablement à Édesse) par Tatien le Syrien, dans la seconde partie du IIe siècle[13].
Articles détaillés : Tatien le Syrien et Diatessaron.
Dans cette version du Nouveau Testament, par rapport aux versions que nous connaissons aujourd’hui, certains passages font défaut. Il manque notamment dans l’Évangile selon Luc (les versets 17 à 18 du chapitre 22) et dans les Actes des Apôtres (verset 37 chapitre 8 ; verset 34 chapitre 15 ; verset 29 chapitre 28). Ces manques sont souvent qualifiés d’omissions par les autorités ecclésiastiques. Plus que des omissions, il s’agit vraisemblablement de l’état dans lequel se trouvait le texte de référence à l’époque de Rabbula d’Édesse (mort en 435). On imagine mal comment Rabbula qui avait justement pour mission de faire entrer le christianisme syriaque dans le cadre de l’orthodoxie de l’Église aurait pu prendre l’initiative d’omettre ces passages, ni quels motifs aurait pu le guider. Le Nouveau Testament de la Peshitta est donc une précieuse indication sur l’état du texte de référence au Ve siècle.
Rabula interdit l’usage du Diatessaron dans les églises et le remplaça par sa traduction en syriaque des quatre évangiles canoniques.
La langue des évangiles
Une controverse existe à propos de la langue originale des Évangiles. Les plus anciennes versions des Évangiles que nous connaissons, sont écrites en grec et datent du IVe siècle. Des fragments d’évangiles en Grec et en Copte datant du IIe siècle ont été retrouvés. Une très faible partie des spécialistes pensent que le Nouveau Testament en grec provient de la traduction de textes syriaques antérieurs. L’immense majorité des spécialistes estiment que la première version écrite du Nouveau Testament a directement été rédigée en grec. Le grec sémitisant employé n’étant que l’expression de la culture des rédacteurs et peut-être une indication de la région dans laquelle ces textes ont été écrits. À noter que, dans l’évangile de Marc, des mots et des expressions prononcés par Jésus sont en araméen (voir spécifiquement en Syriaque). Jésus, qui s’adressait en araméen aux Galiléens, devait néanmoins enseigner en hébreu, la langue de la Bible parlée à la synagogue comme au temple de Jérusalem.
On peut aussi noter que Jésus s’adresse directement à Pilate sans l’intermédiaire d’un interprète, ainsi qu’à plusieurs Romains ou à des gens présentés comme grecs (Évangile attribué à Jean). Selon les Évangiles, Jésus parlait donc aussi le Grec (voire le Latin).
Avec le Grec[14] et le Copte, le Syriaque est une langue par laquelle le christianisme, dans ses versions judéo-chrétiennes (nazaréenne, ébionite ou elkasaïte) s’est très tôt répandu au Moyen Orient.
Les versions en latin sont apparues plus tard.
Bibliographie
- Brock, Sebastian P. (2006) The Bible in the Syriac Tradition: English Version Gorgias Press LLC, ISBN 1-59333-300-5 (en)
- Dirksen, P. B. (1993). La Peshitta dell’Antico Testamento, Brescia, ISBN 88-394-0494-5
- Moïse de Khorène (trad. Annie et Jean-Pierre Mahé), Histoire de l’Arménie, Paris, Gallimard, coll. « L’aube des peuples », 1993 (ISBN 2-07-072904-4) .
- Bar-Hebraeus, commentaire du Psaume X.
- Bruce M. Metzger, The Early Versions of the New Testament: Their Origin, Transmission, and Limitations, Clarendon Press, Oxford 1977. (en)
- (en) Jewish Encyclopedia : article Peshitta : par Emil G. Hirsch et M. Seligsohn
source Wikipédia
]
Laisser un commentaire
Prière à Saint Benoit
Benoit, aimé du Seigneur, s’étant fortifié par la réception du Corps et du Sang de Jésus-Christ, était debout dans l’église, appuyant ses membres défaillants sur les bras de ses disciples. Les mains élevées vers le ciel, il exhala son âme dans les paroles de la prière; et on le vit monter au ciel par une voie couverte de riches tapis et resplendissante de l’éclat d’innombrables flambeaux.
Vous avez apparu en pleine gloire en la présence du Seigneur ;
Et c’est pour cela que le Seigneur vous a revêtu de beauté.
Prions
O Dieu, qui avez honoré de tant et de si glorieux privilèges la précieuse mort du très saint Père Benoit, daignez à accorder à nous qui honorons sa mémoire, la grâce d’être protégés contre les embuches de nos ennemis, à l’heure de notre mort, par sa bienheureuse présence. Par le Christ, notre Seigneur. Amen.
Laisser un commentaire
Prière à son âme
Il est temps, ô mon âme, il est grand temps, si tu veux te connaitre toi-même, ton être ou ta destinée. D’où tu viens et où tu veux te reposer. Si la vie est ce que nous vivons, ou si nous attendons mieux.
Mets-toi au travail, ô mon âme, il faut purifier ta vie.
Cherche Dieu et ses mystères : ce qui fut avant le monde, ce que représente le monde pour toi. D’où il vient et quelle est sa destinée.
Mets-toi au travail, ô mon âme, il faut purifier ta vie.
Comment Dieu gouverne-t-il et mène-t-il l’Univers ? Pourquoi le mouvement ici, et là le repos. Pour nous, nous sommes emportés par le courant de la vie.
Mets-toi au travail, ô mon âme, ne regarde plus que Dieu.
Ce qui fut mon orgueil, aujourd’hui est devenu ma honte. Quel est mon lien avec la vie, quelle en est la fin ? Eclaire mon esprit, dissipe toute erreur.
Mets-toi au travail, ô mon âme, ne succombe pas à la peine.
Amen.
Laisser un commentaire
Prière à tous les saints Anges
O Anges si saints et si purs, Esprits véritablement bienheureux, qui assistez devant Dieu, vous, dis-je, qui êtes ces brillantes étoiles du firmament qui paraissez avec tant d’éclat dans le Ciel, anoblis que vous êtes par tant de prérogatives, doués d’une sagesse si éclairée, revêtus d’une si éminente gloire ; répandez, je vous prie, dans mon âme, vos célestes inspirations ; conservez ma foi dans sa pureté, mon espérance dans sa force, mes mœurs dans leur intégrité ; faites que j’avance dans l’amour de mon Dieu, et dans la voie de l’humilité dont vous m’avez donné de si beaux exemples dès les premiers moments de votre origine, afin qu’après cette vie, je mérite de contempler avec vous la beauté du Père céleste, et d’être un jour admis parmi vos aimables Chœurs.
Ainsi soit-il.










