Prière du jeudi saint

Sous vos yeux, ô Seigneur, nous portons le fardeau de nos fautes, et nous portons en même temps les plaies qu’elles nous ont faites. Si nous pesons le mal que nous avons fait, ce que nous souffrons n’est rien et nous méritons bien plus. Grave est le mal que nous avons commis ; léger ce que nous avons à souffrir. Nous éprouvons la peine du péché ; et cependant, nous ne renonçons pas à notre obstination dans le péché. Vos châtiments écrasent notre faiblesse, et notre iniquité reste toujours la même.

Notre volonté mauvaise se sent torturée, mais nous ne courbons pas la tête. Notre vie se passe dans les soupirs de la douleur, mais elle ne s’amende pas dans ses actions. Si vous temporisez, point de retour de notre part ; si votre bras vengeur nous frappe, nous nous rebutons. Dans les châtiments, nous confessons nos fautes ; mais à peine vous êtes-vous éloigné, que déjà nos larmes sont oubliées. Si votre bras s’abaisse, nous promettons tout ; mais le glaive reste-t-il suspendu nous ne tenons plus aucun compte de nos promesses. S’il arrive que vous frappiez, nos cris de peine s’élèvent vers vous ; à peine avez-vous pardonné, que déjà nous provoquons de nouveau votre juste vengeance.

Ah ! Seigneur, voilà devant vous des coupables en aveu : si vous ne nous faites grâce, nous le savons, une juste sentence nous frappera. O Père tout-puissant, nous ne méritons rien, mais accordez-nous ce que nous demandons, vous qui avez fait de rien les hommes, pour implorer votre nom ! Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Amen.

Saint Augustin

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