La vie de Padre Pio

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Francesco Forgione naît le 25 mai 1887 à Pietrelcina (Italie). Il prend le nom de Pio à son entrée chez les capucins de Morcone (1903). Prêtre en 1910, il réside dans sa famille, pour raisons de santé, jusqu’en 1916. En septembre 1916, il est envoyé au couvent de San Giovanni Rotondo, et y reste jusqu’à sa mort, le 23 septembre 1968.Les stigmates que portait le Padre Pio, attirèrent l’attention des autorités ecclésiastiques et provoquèrent l’attention du Saint-Office, qui ordonna son transfert de S. Giovanni Rotondo (2 juin 1922) et déclara “ ne rien constater de surnaturel dans les faits qui lui sont attribués ”. Le Saint-Office lui interdit tout exercice du ministère, à l’exception de la messe qu’il pouvait célébrer en privé dans la chapelle du couvent. Ces mesures furent rapportées progressivement : le 29 juillet 1933, on permit à Padre Pio de pouvoir de nouveau célébrer la messe dans l’église. Il est autorisé à confesser les hommes, le 25 mars 1934, puis les femmes, le 12 mai de la même année.

Avant d’avoir atteint l’âge adulte, il comprit qu’il devait combler, en union avec Jésus, l’espace qui sépare les hommes de Dieu. Il mit en œuvre ce programme selon trois moyens : la direction des âmes ; la confession sacramentelle ; la célébration de la messe.

En matière de direction spirituelle, le Padre Pio vivait et faisait vivre fermement la vérité fondamentale de la foi.

Se confesser au Padre Pio n’était pas chose aisée avec la perspective d’une rencontre pas toujours amène. Pourtant on se pressait continuellement autour de son confessionnal.

Le moment le plus exaltant de son activité apostolique était celui de la messe.

La centaine de milliers de personne qui y ont assisté ont perçu par cette célébration la hauteur et la plénitude de sa spiritualité.

Cet intense ministère sacerdotal attira autour du premier prêtre stigmatisé une “ clientèle mondiale ” (Paul VI) qui accourut de tous les coins de la terre pour l’approcher. D’autre part, les gens lui confiaient, en d’innombrables lettres, le fardeau de leurs problèmes matériels et spirituels. L’image du Padre Pio est inséparable du chapelet, signe de sa tendresse envers la mère de Jésus.

Au plan social, le Padre Pio s’engagea beaucoup pour soulager les souffrances et les misères de nombreuses familles, principalement par la fondation de la “ Maison du Soulagement de la Souffrance ” (inaugurée en 1956). Il fonda également des “ groupes de prière ”.

En 1954, les capucins décidèrent la construction d’une église plus vaste. L’affluence des foules fut telle qu’il fallut distribuer des numéros d’arrivée pour les confessions. Les lettres arrivèrent par centaines… il en arrivait jusqu’à 10 000 par jour auxquelles s’ajoutaient parfois jusqu’à 700 télégrammes…

De 1959 à 1964, nouvelles persécutions. De la part des capucins, accusations de malhonnêteté à cause des sommes énormes que le Padre recevait de partout pour son hôpital. Il souffrait à nouveau de mesures visant à restreindre son ministère.

Enfin le 30 janvier 1964, Paul VI demande que Padre Pio puisse exercer son ministère en toute liberté.

Décédé le 23 septembre 1968, son corps repose dans l’église de S. Maria delle Grazie à S. Giovanni Rotondo. Les nouvelles générations continuent à venir sur sa tombe. Et dans le monde, “ la fécondité mystérieuse de sa longue vie de prêtre et de fils de saint François d’Assise continue à agir, pourrions-nous dire, selon une croissance visible ” (Jean-Paul II).

Le 29 novembre 1982, Jean-Paul II signa le décret introduisant la cause de béatification du Padre Pio. L’ouverture officielle du procès eut lieu dans le sanctuaire de S. Maria delle Grazie, le 20 mars 1983. Le 2 mai 1999, le Padre Pio est béatifié.

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