Prière à Saint Jean de Dieu pour les malades

« Seigneur, daigne exaucer notre Prière pour tous les affligés et ceux qui les soignent ! Pour ceux qui t’aiment et t’offrent leurs souffrances : soutiens leur cœur devant les défaillances de leur nature. Pour ceux qui te cherchent : fais briller à leurs yeux la lumière de ta Croix d’où descendent le pardon et la paix. Pour ceux qui te méconnaissent : fais entendre la parole de consolation : « Venez à moi, vous tous qui souffrez, et je vous soulagerai ». Pour tous ceux qui sont au service des souffrants et qui veillent sur eux : à tous Seigneur, donne le calme, le courage, la paix et la consolation. Accorde ta miséricorde Seigneur, à ceux que tu rappelleras à toi ! Ainsi soit-il. »
Saint Jean de Dieu (1495-1550)

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Prière pour la foi

J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas dans les situations où peut être mise à dure épreuve ta fidélité au Christ, à l’Église et au Pape. Très chers amis, que cette prière qui naît sans cesse du cœur du Bon Pasteur soit toujours votre force ! Ne doutez pas que, comme cela a été le cas pour le Christ et pour Pierre, il en sera de même pour vous : votre témoignage le plus efficace sera toujours celui marqué par la Croix. La Croix est la chaire de Dieu dans le monde. Sur Celle-ci, le Christ a offert à l’humanité la leçon la plus importante, celle de nous aimer les uns les autres comme Lui nous a aimés (cf. Jn 13, 34) : jusqu’au don extrême de soi. Ainsi soit-il. »
Saint Jean-Paul II (1920-2005

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Prière pour réussir ses projets

Très Sainte Vierge Marie, notre Mère à tous , je m’ adresse à vous , en cette circonstance exceptionnelle……(citez votre cas ou l’ objet de votre demande).

Vierge de Miséricorde, je m’ adresse à vous qui êtes notre ambassadrice auprès de Notre Seigneur Jésus-Christ, afin que vous obteniez de votre divin fils que je reçoive toute l’ aide nécessaire, afin que je puisse mener à bien cette entreprise…..(citez à nouveau votre cas ou l’ objet de votre demande).

Accordez-moi ma mère votre aide si telle est votre volonté et si vous m’ en jurez digne. Que la volonté de Dieu s’accomplisse maintenant et dans les siècles des siècles.
Amen

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Prière pour être exaucé à Saint Pierre

Saint-Pierre, prince des apôtres

Votre nom était Simon, Jésus-Christ

La changer pour Pierre

Afin que vous puissiez être le rocher

Sur lequel le Seigneur aller

Construire le Temple de la Foi

Quand le Seigneur

A changer votre nom

Il vous à donner les trois clés

Des secrets et des pouvoirs

Dans les cieux et sur la terre, en vous disant:

– Ce que tu lieras sur terre sera lié dans les cieux,

et ce que tu délieras sur terre sera délié dans les cieux.

Saint-Pierre, prince des apôtres

La première clé est de fer ouvre et ferme

Les portes de l’existence terrestre

La deuxième clé est d’argent

Ouvre et ferme les portes de la sagesse

La troisième clé est d’or

Ouvre et ferme les portes de la vie éternelle

Avec la première, vous ouvrez l’entrée pour le bonheur sur terre

Avec la seconde,vous ouvrez l’entrée de la science spirituelle

Avec le troisième, vous ouvrez le Paradis.

Glorieux apôtre martyr

Ferme pour moi les chemins du mal

Et ouvre moi les chemins du bien

Délie-moi sur terre pour

Que je sois délie dans les cieux

Avec votre clé de fer

Ouvre moi les portes

Que se sont fermés devant moi

Avec votre clé d’argent éclaire mon esprit

Pour que je vois le bien

Et je m’éloigne du mal

Avec votre clé d’or

Déverrouillé les entrées de la cour céleste

Au moment que le Seigneur m’appelle

Ce que tu lieras sur terre sera lié dans les cieux,

et ce que tu délieras sur terre sera délié dans les cieux

Glorieux Saint-Pierre

Vous qui connaissez tous les secrets du ciel et la terre

Ecoutez mon appel et exauce ma prière

Ainsi soit-il

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Prière pour le respect et la dignité envers les femmes

Père, nous te prions pour que les droits et la dignité des femmes soient respectés dans toutes les cultures.

Depuis plus de 30 ans on célèbre, dans le monde entier, la journée des Droits de la femme, et chacun de nous connaît dans son entourage des femmes qui vivent des situations d’injustice ou de violence.

Prenons le temps de les nommer dans notre cœur et de les mettre sous le regard du Seigneur (silence).

Aide-nous Seigneur à soutenir ces femmes en portant une attention particulière, tout au long de ce mois, à ce qui sera proposé dans les médias ou par les associations

Seigneur, fais de moi un instrument de paix – Bénis Seigneur les femmes qui œuvrent chaque jour à apporter la paix à leur foyer. Donne-leur la force de continuer à changer les épées en socs.

Là où est la haine, que je mette l’amour – Nous te prions pour toutes les femmes qui sont confrontées à l’inégalité et à la discrimination sexuelle. Aide-nous à voir et à affronter cette discrimination contre les femmes, quelle que soit la forme qu’elle prenne.

Là où est le doute, que je mette la foi – Nous te prions pour toutes les femmes qui vivent dans la peur de leur mari, de leur frère, de leur père… et des forces qui contrôlent leur vie. Aide-les à devenir capables d’être « elles-mêmes » en vérité grâce à ton amour.

Là où est le désespoir, que je mette l’espérance – Nous te prions pour toutes les femmes qui vivent dans le désespoir de la pauvreté, de la violence, du trafic, de l’esclavage, des abus… Que la lumière de ton amour leur porte l’espérance.

Là où est l’offense, que je mette le pardon – Nous te prions pour tous ceux qui méprisent les femmes et leur manquent de respect. Que ton amour puisse les éclairer et changer leur cœur.

Là où est l’erreur, que je mette la vérité – Réconforte toutes les femmes qui luttent dans l’obscurité et la solitude. Puissions-nous tenir avec elles et être bénis, les uns et les autres, avec le courage de St François et de Ste Claire d’Assise, pour vivre notre chemin d’amour avec tous nos frères et sœurs.

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Evangile apocryphe copte de Marie

Durant plusieurs siècles, cette légende jouit, en Orient, de la plus grande célébrité ; elle fut d’abord accueillie avec un peu plus de froideur en Occident. Une tradition, que l’on ne discutait point alors, l’attribuait à saint Mathieu, et voulait qu’elle eût été écrite en hébreu ; la traduction, qui s’en répandit vers le sixième siècle, fut donnée comme l’œuvre de saint Jérôme ; et les éditeurs des œuvres complètes de ce Père ont cru pouvoir l’admettre dans leurs éditions, tout en s’inscrivant en faux contre une assertion qui n’est plus susceptible d’avoir un seul partisan.

Cet Évangile est l’un des moins chargés de circonstances fabuleuses et de miracles supposés ; quelques-uns des récits qu’il renferme sont mentionnés et signalés comme dénués de fondement dans les écrits de divers Pères de l’Église, tels que saint Augustin et saint Jérôme. Tel qu’il nous est parvenu, nous penchons à le regarder comme rédigé au sixième siècle, et il fut en possession durant tout le moyen-âge d’une célébrité soutenue. Au neuvième siècle, la célèbre religieuse de Gandesheim, Hroswitha , en reproduisit les principaux traits dans un poème latin en vers hexamètres que nous rencontrons dans ses œuvres (Historia nativatis laudabilisque conversationis intactœ Dei genitricis, p. 73 de l’édit de 1707). Ils passèrent dans la Légende dorée ; ils figurèrent dans la Vie de Jésus-Christ, que composa Ludolphe le Saxon, prieur des Chartreux de Strasbourg, ouvrage dont la vogue fut extrême au quatorzième et au quinzième siècle. Les poètes les intercalèrent dans leurs vers, les artistes en multiplièrent les images.

L’Évangile de la nativité de Marie ne nous est parvenu qu’en latin ; plusieurs fois réimprimé dans des collections étendues, inséré dans les recueils spéciaux de Fabricius, de Jones, de Schmid et de Thilo, il présente partout un texte uniforme, et il ne paraît point qu’il en existe de manuscrits où se rencontrent des variantes dignes d’attention.

Nous pourrions ici, à l’exemple du docteur Borberg, placer en tête de la traduction de cet Évangile la correspondance échangée entre saint Jérôme et les évêques Chromatien et Héliodore ; ces lettres se trouvent dans un grand nombre de manuscrits joints à la composition qu’elles concernent; elles sont incontestablement sinon supposées, du moins défigurées par des interpolations, mais elles remontent à une époque éloignée (probablement au sixième siècle), elles ont longtemps passé pour authentiques, et, bien qu’on n’en connaisse pas le véritable auteur, on doit les regarder comme retraçant des opinions qui exercèrent un empire étendu et prolongé.

CHAPITRE Ier.

La bienheureuse et glorieuse Marie toujours vierge, de la race royale et de la famille de David, naquit dans la ville de Nazareth, et fut élevée à Jérusalem, dans le temple du Seigneur. Son père se nommait Joachim et sa mère Anne. La famille de son père était de Galilée et de la ville de Nazareth, celle de sa mère était de Bethléem. Leur vie était simple et juste devant le Seigneur, pieuse et irréprochable devant les hommes : car, ayant partagé tout leur revenu en trois parts, ils dépensaient la première pour le temple et pour les ministres du temple ; la seconde, ils la distribuaient aux pèlerins et aux pauvres, et ils réservaient la troisième pour leurs besoins et pour ceux de leur famille. Ainsi chéris de Dieu et des hommes, il y avait près de vingt, ans qu’ils vivaient chez eux dans un chaste mariage sans avoir des enfants. Ils firent vœu, si Dieu leur en accordait un, de le consacrer au service du Seigneur, et c’était dans ce dessein qu’à chaque fête de l’année ils avaient coutume d’aller au temple du Seigneur.

CHAPITRE II.

Or, il arriva que, comme la fête de la Dédicace approchait, Joachim monta à Jérusalem avec quelques-uns de sa tribu. C’était alors Isaschar qui était grand-prêtre. Lorsqu’il aperçut Joachim parmi les autres avec son offrande, il le rebuta et méprisa ses dons, en lui demandant comment étant stérile, il avait la hardiesse de paraître parmi ceux qui ne l’étaient pas, et disant que, puisque Dieu l’avait jugé indigne d’avoir des enfants, ses dons n’étaient nullement dignes de Dieu ; l’Écriture portant :« Maudit celui qui n’a point engendré de mâle en Israël ; » et il dit que Joachim n’avait qu’à commencer d’abord par se laver de la tache de cette malédiction en ayant un enfant, et qu’ensuite il pourrait paraître devant le Seigneur avec ses offrandes. Joachim, rempli de confusion de ce reproche outrageant, se retira auprès des bergers qui étaient avec ses troupeaux dans ses pâturages : car il ne voulut pas revenir en sa maison de peur que ceux de sa tribu qui étaient avec lui ne lui fissent le même reproche humiliant qu’ils avaient entendu de la bouche du prêtre .

CHAPITRE III.

Or, quand il y eut passé quelque temps, un jour qu’il était seul, l’Ange du Seigneur lui apparut avec une immense lumière . Cette vision l’ayant troublé, l’Ange calma sa crainte, lui disant : « Ne crains point, Joachim, et ne te trouble pas à mon aspect ; car je suis l’Ange du Seigneur ; il m’a envoyé vers toi pour t’annoncer que tes prières sont exaucées, et que tes aumônes sont montées jusqu’en en sa présence. Car il a vu ta honte, et il a entendu le reproche de stérilité qui t’a été adressé injustement. Or, Dieu punit le péché et non la nature ; c’est pourquoi lorsqu’il rend quelqu’un stérile, ce n’est que pour faire ensuite éclater ses merveilles et montrer que l’enfant qui naît est un don de Dieu, et non pas le fruit d’une passion désordonnée. Car Sara, la première mère de votre nation, ne fut-elle pas stérile jusqu’à l’âge de quatre-vingt ans ? et cependant au dernier âge de la vieillesse elle engendra Isaac, auquel la bénédiction de toutes les nations était promise. De même Rachel, si agréable au Seigneur et si fort aimée du saint homme Jacob, fut longtemps stérile, et cependant elle engendra Joseph, qui devint le maître de l’Egypte et le libérateur de plusieurs nations prêtes à mourir de faim. Lequel de vos chefs a été plus fort que Samson, ou plus saint que Samuel ? et cependant ils eurent tous les deux des mères stériles. Si donc la raison ne te persuade pas par mes paroles, crois à la force des exemples qui montrent que les conceptions longtemps différées et les accouchements stériles n’en sont d’ordinaire que plus merveilleux. Ainsi ta femme Anne enfantera une fille et tu la nommeras Marie, elle sera consacrée au Seigneur dès son enfance, comme vous en avez fait le vœu, et elle sera remplie du Saint-Esprit, même dès le sein de sa mère. Elle ne mangera ni ne boira rien d’impur ; elle n’aura aucune société avec la foule du peuple au dehors, mais sa demeure sera dans le temple du Seigneur, de peur qu’on ne puisse soupçonner ou dire quelque chose de désavantageux sur elle. C’est pourquoi en avançant en âge, comme elle-même doit naître d’une mère stérile, de même cette Vierge incomparable engendrera le Fils du Très-Haut, qui sera appelé Jésus, et sera le Sauveur de toutes les nations selon l’étymologie de ce nom. Et voici le signe que tu auras des choses que je t’annonce. Lorsque tu arriveras à la porte d’or qui est à Jérusalem tu y v trouveras Anne ton épouse, Anne qui viendra au devant de toi, laquelle aura autant de joie de te voir qu’elle avait eu d’inquiétude du délai de ton retour. » Après ces paroles, l’Ange s’éloigna de lui.

CHAPITRE IV.

Ensuite il apparut à Anne, l’épouse de Joachim, disant : « Ne crains point, Anne, et ne pense pas que ce que tu vois soit un fantôme. Car je suis ce même Ange qui ai porté en présence de Dieu vos prières et vos aumônes, et maintenant je suis envoyé vers vous pour annoncer qu’il vous naîtra une fille, laquelle sera appelée Marie, et qui sera bénie sur toutes les femmes. Elle sera remplie de la grâce du Seigneur aussitôt après sa naissance ; elle restera trois ans dans la maison paternelle pour être sevrée, après quoi elle ne sortira point du temple, où elle sera engagée au service du Seigneur jusqu’à l’âge de raison, servant Dieu nuit et jour par des jeunes et des oraisons ; elle s’abstiendra de tout ce qui est impur, ne connaîtra jamais d’homme, mais seule sans exemple, sans tache, sans corruption, cette Vierge, sans mélange d’homme, engendrera un fils, cette servante enfantera le Seigneur, le Sauveur du monde par sa grâce, par son nom et par son œuvre. Lève-toi donc, va à Jérusalem, et lorsque tu seras arrivée à la porte d’or, ainsi nommée parce qu’elle est dorée, tu auras pour signe au devant toi ton mari dont l’état de la santé te rend inquiète. Lors donc que ces choses seront arrivées, sache que les choses que je t’annonce s’accompliront indubitablement. »

CHAPITRE V.

Se conformant donc au commandement de l’Ange, l’un et l’autre, partant du lieu où ils étaient, montèrent à Jérusalem, et, lorsqu’ils furent arrivés au lieu désigné par la prédiction de l’Ange, ils s’y trouvèrent l’un au devant de l’autre. Alors, joyeux de se revoir mutuellement et rassurés par la certitude de la race promise, ils rendirent grâce comme ils le devaient au Seigneur qui élève les humbles. C’est pourquoi, ayant adoré le Seigneur, ils retournèrent à leur maison, où ils attendaient avec assurance et avec joie la promesse divine. Anne conçut donc, et elle mit au monde une fille, et suivant le commandement de l’Ange, ses parents l’appelèrent du nom de Marie.

CHAPITRE VI.

Et lorsque le terme de trois ans fut révolu et que le temps de la sevrer fut accompli, ils amenèrent au temple du Seigneur celte Vierge avec des offrandes. Or, il y avait autour du temple quinze degrés à monter, selon les quinze Psaumes des degrés. Car, parce que le temple était bâti sur une montagne, il fallait monter des degrés pour aller à l’autel de l’holocauste qui était par dehors. Les parents placèrent donc la petite bienheureuse Vierge Marie sur le premier degré. Et comme ils quittaient les habits qu’ils avaient eus en chemin, et qu’ils en mettaient de plus beaux et de plus propres selon l’usage, la Vierge du Seigneur monta tous les degrés un à un sans qu’on lui donnât la main pour la conduire ou la soutenir, de manière qu’en cela seul on eût pensé qu’elle était déjà d’un âge parfait. Car le Seigneur, dès l’enfance de sa Vierge, opérait déjà quelque chose de grand et faisait voir d’avance par ce miracle quelle serait la sublimité des merveilles futures. Ayant donc célébré le sacrifice selon la coutume de la loi, et accompli leur vœu, ils l’enrayèrent dans l’enclos du temple pour y être élevée avec les autres Vierges et ils retournèrent à leur maison.

CHAPITRE VII.

Or la Vierge du Seigneur, en avançant en âge profitait en vertus , et suivant l’expression du Psalmiste, « son père et sa mère l’avaient délaissée, mais le Seigneur prit soin d’elle. » Car tous les jours elle était fréquentée par les Anges, tous les jours elle jouissait de la vision divine qui la préservait de tous les maux et qui la comblait de tous les biens. C’est pourquoi elle parvint à l’âge de quatorze ans sans que non seulement les méchants pussent rien découvrir de répréhensible en elle, mais tous les bons qui la connaissaient trouvaient sa vie et sa manière d’agir dignes d’admiration. Alors le grand-prêtre annonçait publiquement que les Vierges que l’on élevait soigneusement dans le temple et qui avaient cet âge accompli s’en retournassent cher elles pour se marier selon la coutume de la nation et la maturité de l’âge. Les autres ayant obéi à cet ordre avec empressement, la Vierge du Seigneur Marie fut la seule qui répondit qu’elle ne pouvait agir ainsi, et elle dit : « Que non seulement ses parents l’avaient engagée au service du Seigneur, mais encore qu’elle avait voué au Seigneur sa virginité qu’elle ne voulait jamais violer en habitant avec un homme. » Le grand-prêtre fut dans une grande incertitude, car il ne pensait pas qu’il fallût enfreindre son vœu (ce qui serait contre l’Écriture, qui dit : « Vouez et rendez »), ni qu’il fallût se hasarder à introduire une coutume inusitée chez la nation; il ordonna que tous les principaux de Jérusalem et des lieux voisins se trouvassent à la solennité qui approchait, afin qu’il pût savoir par leur conseil ce qu’il y avait à faire dans une chose si douteuse. Ce qui ayant été fait, l’avis de tous fut qu’il fallait consulter le Seigneur sur cela. Et tout le monde étant en oraison, le grand-prêtre selon l’usage se présenta pour consulter Dieu. Et sur le champ tous entendirent une voix qui sortit de l’oracle et du lieu de propitiation, qu’il fallait, suivant la prophétie d’Isaïe, chercher quelqu’un à qui cette Vierge devait être recommandée et donnée en mariage. Car on sait qu’Isaïe dit : « Il sortira une Vierge de la racine de Jessé, et de cette racine il s’élèvera une fleur sur laquelle se reposera l’esprit du Seigneur, l’esprit de sagesse et d’intelligence, l’esprit de conseil et de force, l’esprit de science et de piété, et elle sera remplie de l’esprit de la crainte du Seigneur. » Le grand-prêtre ordonna donc, d’après cette prophétie, que tous ceux de la maison et de la famille de David qui seraient nubiles et non mariés, vinssent apporter chacun une baguette sur l’autel, car l’on devait recommander et donner la Vierge en mariage à celui dont la baguette, après avoir été apportée, produirait une fleur, et au sommet de laquelle l’esprit du Seigneur se reposerait sous la forme d’une colombe.

CHAPITRE VIII.

Il y avait parmi les autres de la maison et de la famille de David, Joseph, homme fort âgé, et tous portant leurs baguettes selon l’ordre donné, lui seul cacha la sienne. C’est pourquoi, rien n’ayant apparu de conforme à la voix divine, le grand-prêtre pensa qu’il fallait derechef consulter Dieu, et le Seigneur répondit que celui qui devait épouser la Vierge était le seul de tous ceux qui avaient été désignés qui n’eût pas apporté sa baguette. Ainsi Joseph fut découvert Car lorsqu’il eut apporté sa baguette, et qu’une colombe, venant du ciel, se fut reposée sur le sommet, il fut manifeste pour tous que la Vierge devait lui être donnée en mariage. Ayant donc célébré les fiançailles selon l’usage accoutumé , il se retira dans la ville de Bethléem, pour arranger sa maison et pourvoir aux choses nécessaires pour les noces. Mais la Vierge du Seigneur Marie, avec sept autres Vierges de son âge et sevrées avec elle, qu’elle avait reçues du prêtre, s’en retourna en Galilée dans la maison de ses parents.

CHAPITRE IX.

Or, en ces jours-là, c’est-à-dire au premier temps de son arrivée en Galilée, l’Ange Gabriel lui fut envoyé de Dieu pour lui raconter qu’elle concevrait le Seigneur et lui exposer la manière et l’ordre de la conception. Etant entré vers elle, il remplit la chambre où elle demeurait d’une grande lumière, et, la saluant avec une très grande vénération, il lui dit : « Je te salue, Marie, Vierge du Seigneur, très agréable à Dieu, pleine de grâce ; le Seigneur est avec toi ; tu es bénie par-dessus toutes les femmes, tu es bénie par-dessus tous les hommes nés jusqu’à présent. » Et la Vierge, qui connaissait déjà bien les visages des Anges, et qui était accoutumée à la lumière céleste, ne fut point effrayée de voir un Ange, ni étonnée de la grandeur de la lumière, mais son seul discours la troubla, et elle commença à penser quelle pouvait être cette salutation si extraordinaire, ce qu’elle présageait ou quelle fin elle devait avoir. L’Ange, divinement inspiré, allant au devant de cette pensée : « Ne crains point, dit-il, Marie, comme si je cachais par cette salutation quelque chose de contraire à ta chasteté. C’est pourquoi, étant Vierge, tu concevras sans péché et tu enfanteras un fils. Celui-là sera grand, parce qu’il dominera depuis la mer jusqu’à la mer, et depuis le fleuve jusqu’aux extrémités de la terre. Et il sera appelé le Fils du Très-Haut, parce qu’en naissant humble sur la terre, il règne élevé dans le Ciel. Et le Seigneur Dieu lui donnera le siège de David son père, et il régnera à jamais dans la maison de Jacob, et son règne n’aura point de fin. Il est lui-même le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, et son trône subsistera dans le siècle du siècle. » La Vierge crut à-ces paroles de l’Ange, mais, voulant savoir la manière, elle répondit : « Comment cela pourra-t-il se faire? car, puisque, suivant mon vœu, je ne connais point d’homme, comment pourrai-je enfanter sans cesser d’être vierge ? » A cela l’Ange lui dit : « Ne pense pas, Marie, que tu doives concevoir d’une manière humaine. Car, sans avoir de rapport avec nul homme, tu concevras en restant vierge ; vierge, tu enfanteras ; vierge, tu nourriras. Car le Saint-Esprit surviendra en toi, et la vertu du Très-Haut te couvrira de son ombre contre toutes les ardeurs de l’impureté. Car tu as trouvé grâce devant le Seigneur, parce que tu as choisi la chasteté. C’est pourquoi ce qui naîtra de toi sera seul Saint, parce que seul conçu et né sans péché, il sera appelé le Fils de Dieu. » Alors Marie, étendant les mains et levant les yeux, dit : « Voici la servante du Seigneur (car je ne suis pas digne du nom de maîtresse) ; qu’il me soit fait suivant ta parole. » (Il serait trop long et même ennuyeux de rapporter ici tout ce qui a précédé ou suivi la naissance du Seigneur. C’est pourquoi passant ce qui se trouve plus au long dans l’Évangile, finissons par ce qui n’y est pas si détaillé.

chapitre X.

Joseph donc venant de la Judée dans la Galilée avait intention de prendre pour femme la Vierge avec laquelle il était fiancé. Car trois mois s’étaient déjà écoulés, et le quatrième approchait depuis le temps que les fiançailles avaient eu lieu. Cependant le ventre de la fiancée grossissant peu à peu, il commença à se manifester qu’elle était enceinte, et cela ne put pas être caché à Joseph. Car entrant auprès de la Vierge plus librement comme étant son époux, et parlant plus familièrement avec elle, il s’aperçut qu’elle était enceinte. C’est pourquoi il commença à avoir l’esprit agité et incertain; parce qu’il ignorait ce qu’il avait à faire de mieux. Car il ne voulut point la dénoncer, parce qu’il était juste, ni la diffamer par le soupçon de fornication, parce qu’il était pieux. C’est pourquoi il pensait à rompre son mariage secrètement et à la renvoyer en cachette. Comme il avait ces pensées, voici que l’Ange du Seigneur lui apparut en songe disant : « Joseph, fils de David, n’aie aucune crainte, et ne conserve aucun soupçon de fornication contre la Vierge, et ne pense rien de désavantageux à son sujet, et ne redoute point de la prendre pour femme. Car ce qui est né en elle, et qui tourmente actuellement ton esprit, est l’œuvre, non d’un homme, mais du Saint-Esprit, Car, seule entre toutes les Vierges, elle enfantera le Fils de Dieu, et tu l’appelleras du nom de Jésus, c’est-à-dire Sauveur, car c’est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés. » Joseph, se conformant au précepte de l’Ange, prit donc la Vierge pour femme ; cependant il ne la connut pas, mais en ayant soin chastement, il la garda. Et déjà le neuvième mois depuis la conception approchait, lorsque Joseph, ayant pris sa femme et les autres choses qui lui étaient nécessaires, s’en alla à la ville de Bethléem d’où il était. Or, il arriva, lorsqu’ils y furent, que le terme étant accompli, elle enfanta son fils premier-né, comme l’ont enseigné les Saints Évangélistes, Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui, étant Dieu avec le Père, le Fils et l’Esprit-Saint vit et règne pendant tous les siècles des siècles.

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Prière à notre Seigneur Jésus

Seigneur Jésus, mon guide et mon ami,
tu m’as ouvert tous les chemins du monde ;
tu m’as précédé sur toutes les routes
pour que jamais je ne sois sans lumière.

Quand je suis seul,
je me souviens de toi, priant dans le désert ;
quand je suis pauvre,
je revis ta naissance dans la nuit de Noël
;
quand je suis affligé,
je te revois près de Lazare.

Il n’y a pas un sentier de la vie
que tu n’aies emprunté avant moi.

Quand je me sens trahi,
je me souviens que quelqu’un t’a livré ;
quand je subis l’injustice,
je pense à toi devant tes juges ;
quand l’angoisse m’étreint,
ton agonie est sous mes yeux ;
et quand la mort trouble ma paix,
je te regarde en croix.

Ainsi, Jésus, tu es mon guide,
mon premier de cordée
sur la montagne du Tabor.

Tu es aussi mon modèle ;
rien qu’en te regardant, je sais !
Je sais comment aimer,
je sais comment souffrir,
comment vivre le grand projet de Dieu.

Que ta force à présent
s’ajoute à ta lumière
pour que je rende visible ton visage
dans le monde présent

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Prière de louanges

On ne se lasse pas de vous ô mon Dieu,
tout au contraire, plus on vous goute,
plus on veut vous gouter,
plus on veut vous aimer…

Votre nom est doux comme l’huile,
il sort des lèvres sans effort.
Le cœur le prononce tout bas
dans le secret, avec délices.
Il dit tant de choses à la fois,et si douces,
qu’on voudrait le prononcer toujours.

O amour,
je voudrais sans cesse redire ton nom
C’est un besoin que de le dire,
une joie que de l’entendre.
Le répéter est la plus douce des mélodies,
il fait battre le cœur, il l’émeut saintement,
il l’embrasse.

Je ne suis que péché, non-amour,
convoitise, mépris.
O toi qui n’est que grâce, tout-amour,
don gratuit, miséricorde,
sauve-moi, envahis-moi, comble-moi.

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Prière de Carême

Seigneur mon Dieu, donne à mon cœur de te désirer ; en te désirant, de te chercher ; en te cherchant, de te trouver ; en te trouvant, de t’aimer ; et en t’aimant, de racheter mes fautes ; et une fois rachetées, de ne plus les commettre.

Seigneur mon Dieu, donne à mon cœur la pénitence, à mon esprit le repentir, à mes yeux la source des larmes, et à mes mains la largesse de l’aumône.

Toi qui es mon Roi, éteins en moi les désirs de la chair, et allume le feu de ton amour. Toi qui es mon Rédempteur, chasse de moi l’esprit d’orgueil, et que ta bienveillance m’accorde l’esprit de ton humilité. Toi qui es mon Sauveur, écarte de moi la fureur de la colère, et que ta bonté me concède le bouclier de la patience.

Toi qui es mon Créateur, déracine de mon âme la rancœur, pour y répandre la douceur d’esprit. Donne-moi, Père très bon, une foi solide, une espérance assurée et une charité sans faille.

Toi qui me conduis, écarte de moi la vanité de l’âme, l’inconstance de l’esprit, l’égarement du cœur, les flatteries de la bouche, la fierté du regard.

Ô Dieu de miséricorde, je te le demande par ton Fils bien-aimé, donne-moi de vivre la miséricorde, l’application à la piété, la compassion avec les affligés, et le partage avec les pauvres.

Saint Anselme (1033-1109)

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Prière à notre Seigneur Jésus

Seigneur Jésus, donne-moi la grâce de penser à toi
à toutes les heures rien qu’aujourd’hui
pour vivre de ta présence.

Seigneur Jésus, vide mon cœur de toute tristesse,
de toute haine et rancune rien qu’aujourd’hui
pour que je puisse aimer sans critiquer,
servir sans me plaindre.

Seigneur Jésus, fais que je puisse suivre l’exemple que tu me donnes
rien qu’aujourd’hui
pour qu’à ton exemple et à celui de Marie,
je sois, tous les jours de ma vie, un élément de paix.
Amen!

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