Christ de l’Angoisse
Christ de l’Angoisse
Christ de l’angoisse, de l’abandon
Et de la solitude.
Aie pitié de tous ceux
Dont les heures sont des agonies :
Des angoissés,
Au souffle contenu et à la poitrine serrée.
Envoie leur l’ange de la consolation,
Afin que, au moins,
Ils puissent connaître la joie douloureuse
D’unir leur agonie à la tienne.
Seigneur de tous les mondes,
Avec mes mains jointes,
Resterai-je devant Toi,
Face à face ?
Sous ton grand ciel,
Dans la solitude et le silence,
Dans l’humilité de mon cœur,
Resterai-je devant Toi, face à face ?
Dans ce monde tumultueux
De travail
et de peine,
Parmi les foules qui s’agitent,
Resterai-je devant Toi,
face à face,
Dans la solitude et le silence ?
Car Tu dis :
N’aie pas peur,
Laisse-toi regarder par le Christ
Car Il t’aime.
Tu comptes beaucoup à mes yeux,
Je t’ai appelé par ton nom,
Moi, jamais je ne t’oublierai
Car je t’ai gravé sur les paumes de mes mains.
Le Christ de Furelos.
Le village de Furelos se trouve sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, quelques étapes avant d’arriver à Saint Jacques, entre Palas del Rei et Arzua. Dans la petite église se trouve le Christ, scupté il y a environ soixante quinze (septante cinq) ans environ par un artiste décédé il y a une dizaine d’années. Il avait vu le modèle sur une carte qu’il avait trouvée et il a réalisé cette sculpture unique au monde.
Le Christ a un bras détaché de la croix. Il le tend vers les hommes, ses frères, pour prendre sur lui et avec lui leur souffrances et Il attend que nous tendions notre main en retour pour lui confier ce qui nous opprime. Par sa main qui reste attachée à la croix, notre souffrance passe par Lui, il n’y a pas d’autre chemin. (Nul ne va au Père que par moi (Jn 14,6).
Au-dessus se trouvent les rayons de lumière, symboles de la gloire où nous entrerons avec Lui à travers la souffrance










